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Camarade Pierre Jean Bourdon nous a quitté PDF Imprimer Envoyer
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Jeudi, 09 Novembre 2017 01:30


  • Pierre-Jean Bourdon aura marqué de son empreinte la vie militante angevine.
    Pierre-Jean Bourdon aura marqué de son empreinte la vie militante angevine. | DR


Nous avons l'extrême douleur de vous annoncer la disparition de notre très cher camarade Pierre-Jean Bourdon survenue dans la nuit du samedi au dimanche 5 novembre 2017 à Angers 49000.

Les obsèques auront lieu le jeudi 9 novembre 2017 au crématorium de Montreuil Juigné - 49460 à 15h45, vous pouvez le voir à l'hôpital CHU de 14h30 à 15h 4 rue Larrey - 49 933 Angers.


Camarade Pierre-Jean, tu nous a été d'une très grande générosité en nous apportant une aide précieuse et chaleureuse. Ensemble nous avons traversé des dizaines de pays sur plusieurs continents pendant plusieurs années pour la lutte des sans-papiers, réfugiés et régularisés .

Pierre-Jean, tu resteras gravé dans nos mémoires à jamais, tu as été un pan de lutte des sans-papiers, réfugiés, régularisés, Rroms, SDF, chômeurs, précaires.Un véritable défenseur des travailleurs, un grand meneur de luttes.

Tu étais toujours à notre écoute et tu entendais clairement notre message contrairement à d'autres, tu étais de très bon conseils, et il fut bon de débattre avec toi. Tu étais pour l'indépendance et l'autonomie de nos luttes.

Tu as été notre plus belle plume, un porte-parole en soit, un redoutable débatteur, tes textes sont entrés dans l'histoire de la lutte des sans voix, des déshérités, des laissés pour compte, la plèbe...


Respect à toi PJ 49, jamais nous ne t'oublierons grand Frère.

Nous perdons en toi un solide pilier, un véritable visionnaire dont la faucheuse nous a dépossédé, ton dernier combat.


Nous présentons toutes nos sincères condoléances à ta famille.


Merci à toi cher Camarade Pierre-Jean.

Angers. Fin du combat pour Pierre-Jean Bourdon


https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/angers-fin-du-combat-pour-pierre-jean-bourdon-5359501

 
Terrorisme : La vérité sur l’assaut du RAID à Saint- Denis PDF Imprimer Envoyer
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Mardi, 02 Février 2016 18:48

31 janvier 2016 | Par Matthieu Suc

Mediapart révèle qu’au cours de l’assaut de Saint-Denis, qui a vu la mort de deux des terroristes du 13-Novembre, seulement 11 coups de feu ont été attribués, par les experts de la police scientifique, aux djihadistes contre 1 500 aux policiers d’élite. L’essentiel des tirs essuyés par le groupe d’intervention de la police nationale a été le fait de… ses propres hommes.

Avant de pénétrer dans ce que les autorités désigneront comme « l’appartement conspiratif », le brigadier Philippe M. doit patienter deux bonnes heures. Le temps nécessaire pour que des ouvriers mènent les travaux d’étayage afin d’éviter que l’immeuble ne s’effondre.

À l'angle de la rue de la République et de la rue du Corbillon, en plein centre de Saint-Denis, le bâtiment, déjà délabré, porte désormais les stigmates du violent affrontement qui vient de s’y dérouler. Les battants, les vitres et la rambarde en fonte d’une fenêtre du troisième étage manquent à l’appel. Des traces de sang sèchent sur la façade, en dessous de cette fenêtre. En contrebas, ce qui reste d’une tête humaine – le cuir chevelu et le début d’une colonne vertébrale – trône sur le trottoir. À un mètre, un bout du visage sur lequel poussait un début de barbe.

Suite de l'article sur le lien :

http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/images/documents_pdfs/article_606244.pdf

 
Quartier des familles, église, mosquée : la destruction du bidonville continue PDF Imprimer Envoyer
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Lundi, 01 Février 2016 22:22

01 Lundi Feb 2016

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Ce sont des bénévoles français, tout au début de l’installation du bidonville, qui ont commencé à construire des cabanes pour les femmes et les familles, pour améliorer leurs conditions d’habitation, mais aussi avec porte fermant avec un cadenas, pour une meilleure sécurité contre les agressions.  Les volontaires britanniques, venus en nombre depuis cet été, ont amplifié ce travail. Un quartier de caravanes a été installé au cœur du bidonville, puis un quartier de cabanes du côté de la route de Gravelines, au sud du site https://goo.gl/maps/ap7cskYZGt72 . Une église et une mosquée y avaient été construites, ainsi qu’une école à proximité.

Les habitant-e-s ont été expulsé-e-s ce matin par la police et le quartier a été rasé, ainsi que la végétation. Les personnes qui habitaient là et les bénévoles ont démonté et emporté ce qu’il était possible de sauver.

http://www.lavoixdunord.fr/region/migrants-de-calais-une-eglise-et-une-mosquee-de-la-ia33b48581n3305622

Au printemps dernier, les autorités avaient présenté ce terrain comme un lieu où les exilé-e-s seraient « toléré-e-s ». En partie sur une ancienne décharge, en partie sur un terrain mi-marécageux, éloigné de la ville, situé au pied de la rocade menant au port, laquelle s’est hérissée de grilles, les accès en sont depuis plusieurs mois contrôlés par la police, qui bombarde régulièrement le bidonville de grenades lacrymogènes depuis la rocade. Avec la destruction des quartiers périphériques (voir ici, ici et ), l’impression domine que le piège se referme un peu plus (voir ici, ici et ).

Plus loin dans le bidonville, infatigables, les volontaires construisent de nouvelles cabanes.


Destruction 1

Destruction 2

Destruction 3En début d’après-midi, les constructions une fois détruites, les engins aplanissent le terrain pour continuer le no-mans-land entre le bidonville et les voiries avoisinantes, de manière à ce que la police puisse contrôler de plus loin les mouvements des habitantes. Quelques fourgons de police sont encore là, et de petits groupes de CRS équipés de flash-balls. Un canon à eau est garé à proximité, de l’autre côté du pont de la rue de Gravelines.
 
Migrants de Calais : une église et une mosquée de la « jungle » détruites par les bulldozers PDF Imprimer Envoyer
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Lundi, 01 Février 2016 21:50

Publié le - Mis à jour le 01/02/2016 à 15:29

http://www.lavoixdunord.fr/region/migrants-de-calais-une-eglise-et-une-mosquee-de-la-ia33b48581n3305622

PAR M. GO. (PH. A.DEL.)

Deux lieux de culte de la « jungle » (une mosquée et une église) ont été détruits ce lundi matin par des bulldozers. Des militants s’insurgent contre ces destructions : selon eux, la préfecture du Pas-de-Calais s’était engagée à ne pas toucher à ces lieux de culte car ils ne figuraient pas dans la bande de sécurité des 100 mètres en cours de création entre la « jungle » et la rocade portuaire.


Eglise


Les réactions sont nombreuses depuis ce lundi matin, notamment sur Twitter , pour dénoncer la destruction de ces deux lieux de culte. Des engins de chantier les ont rasés dans la matinée. Christian Salomé, président de l’association L’Auberge des migrants, a dénoncé ces destructions : « Il était prévu que l’église et la mosquée restent, c’est ce qui était convenu, a-t-il regretté ce lundi matin. En les détruisant, les autorités méprisent les associations et recherchent le conflit avec les migrants qui, en tant que personnes croyantes, fréquentaient ces lieux ». Il reste à ce jour une église orthodoxe et « cinq ou six mosquées » dans la « jungle », selon l’associatif.

Christian Salomé estime que ces deux lieux de culte ne faisaient pas partie de la « bande de sécurité de 100 mètres » que la préfecture du Pas-de-Calais a décidé de créer il y a quelques semaines entre la « jungle » et la rocade portuaire ainsi que la route de Gravelines.

Interrogée ce lundi midi, la préfecture du Pas-de-Calais répond qu’au contraire les deux lieux de culte se trouvaient sur ce périmètre : « Parmi ces bâtiments et abris restant sur cette bande des 100 mètres, il y avait un bâtiment servant de mosquée qui était à l’abandon ainsi qu’un bâtiment servant d’église évangélique qui était situé au milieu de la bande des 100 mètres et qui a été rendu vacant ce matin. » La préfecture précise qu’« il ne sera pas procédé au retrait du bâtiment qui sert d’école et qui est situé à la limite de la bande des 100 mètres ».

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Calais - migrants - Réfugiés
 
Pour la première fois, une grenade contre un foyer de réfugiés en Allemagne PDF Imprimer Envoyer
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Lundi, 01 Février 2016 18:10
 
International Conference of Refugees and Migrants 2016 26-28th February 2016″ at Hamburg Germany./ Conférence internationale des réfugiés et des migrants 2016 du 26 au 28 février 2016 à Hambourg Allemagne. PDF Imprimer Envoyer
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Samedi, 30 Janvier 2016 16:10

http://refugeeconference.blogsport.eu/fr/

International Conference of Refugees and Migrants 2016 The Struggles of Refugees – How to go on?!

Invitation à tous les militant-e-s des droits des réfugiés et des migrant-e-s:

http://refugeeconference.blogsport.eu/2015/12/27/invitation-a-tous-les-militant-e-s-des-droits-des-refugies-et-des-migrant-e-s/

International Conference of Refugees and Migrants 2016

Aufruf zur Beteiligung | Aufruf für Erfahrungen | Aufruf für Vorschläge
Aufruf zur Beteiligung | Aufruf für Erfahrungen | Aufruf für Vorschläge

INTERNATIONAL CONFERENCE OF REFUGEES AND MIGRANTS DIES IST EIN AUFRUF AN ALLE SELBST-ORGANISIERTEN GEFLÜCHTETEN UND ANDERE AKTIVIST*INNEN: SEID TEIL DES KONFERENZPROGRAMMS! BRINGT EURE IDEEN, PERSPEKTIVEN UND FÄHIGKEITEN EIN! SCHICKT UNS EURE VORSCHLÄGE! Geflüchtete, Migrant*innen, Unterstützer*innen und Aktivist*innen mit unterschiedlichen Hintergründen werden für drei Tage am Kampnagel Theater in Hamburg zusammenkommen und diskutieren, netzwerken und ihr […]

Call for Participation | Call for Experiences | Call for Proposals
Call for Participation | Call for Experiences | Call for Proposals

INTERNATIONAL CONFERENCE OF REFUGEES AND MIGRANTS THIS IS A CALL TO ALL SELF ORGANISED REFUGEES AND OTHER ACTIVISTS: BE PART OF THE CONFERENCE PROGRAM! CONTRIBUTE YOUR IDEAS, PERSPECTIVES AND SKILLS! SEND IN YOUR PROPOSALS! Refugees, migrants, supporters and activists with different backgrounds will gather for three days at Kampnagel Theater in Hamburg to discuss, network […]

Invito a tutte/i le/i militanti – per i diritti delle/i rifugiate/i e delle/gli immigrante/i
Invito a tutte/i le/i militanti - per i diritti delle/i rifugiate/i e delle/gli immigrante/i

La lotta delle/i rifugiate/i come prosegue? Fermate la guerra contro le/gli immigranti! Conferenza internazionale delle/i rifugiate/i e delle/gli immigrante/i 26. – 28.2.2016 Hamburg, kampnagel Nell´agosto del 2015 i rifugiati politicamente attivi a Berlino, ad Hannover e ad Amburgo hanno organizzato una conferenza nazionale in Hannover. Come risultato di questa cooperazione abbiamo il piacere di invitarvi […]

رسالة دعوة
رسالة دعوة
دعوت نامه
دعوت نامه
Invitation à tous les militant-e-s des droits des réfugiés et des migrant-e-s
Invitation à tous les militant-e-s des droits des réfugiés et des migrant-e-s

La lutte des Réfugiés. Comment va-t-elle se poursuivre? Arrêtez la guerre contre les migrant-e-s! En août 2015 des réfugiés politiquement engagés de Berlin, Hanovre et Hambourg ont organisé la première conférence nationale des réfugiés à Hanovre. Forts de cette expérience, nous avons le plaisir de vous inviter à la Conférence Internationale des Réfugiés et Migrant-e-s […]

Einladung an alle Aktivist*innen – für die Rechte von Geflüchteten und Migrant*innen
Einladung an alle Aktivist*innen – für die Rechte von Geflüchteten und Migrant*innen

Der Kampf der Geflüchteten. Wie geht es weiter? Stoppt den Krieg gegen Migrant*innen! Im August 2015 haben politisch aktive Geflüchtete aus Berlin, Hannover und Hamburg zusammen eine landesweite Refugee-Konferenz in Hannover organisiert. Auf dieser Zusammenarbeit wollen wir aufbauen und laden Euch hiermit herzlich zur Internationalen Konferenz von Geflüchteten und Migrant*innen vom 26. bis 28. Februar […]

Invitation to all activists – for the rights of refugees and migrants
Invitation to all activists - for the rights of refugees and migrants

The struggle of refugees. How to go on? Stop war on migrants! In August 2015 the politically active refugees from Berlin, Hannover and Hamburg together organized a nationwide Refugee Conference in Hannover.Building on this cooperation, we have the pleasure to invite you to the International Conference of Refugees and Migrants on 26-28th February 2016 in Hamburg. […]

 
Allemagne: À la fête de la bière à Munich, on boit, on chante, on viole PDF Imprimer Envoyer
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Mercredi, 27 Janvier 2016 15:41

Annabelle Georgen  Munich, le 19 septembre 2015 I REUTERS/Michael Dalder

Munich, le 19 septembre 2015 I REUTERS/Michael Dalder

Alors que la société allemande s'indigne face au récit terrifiant de la nuit de Cologne, durant laquelle des agressions sexuelles de masse ont été commises sur des femmes par des bandes d'hommes dont la plupart seraient d'origine étrangère, plusieurs voix féministes se sont élevées pour rappeler que la culture du viol n'est pas un phénomène importé mais bel et bien ancré dans la culture allemande depuis des siècles. La Fête de la bière de Munich en est l'un des exemples les plus criants.

Six millions de visiteurs annuels, 35 chapiteaux, 107.000 places assises, sept millions de litres de bière à 10,40 euros le litre écoulés chaque année, 878 mètres d'urinoirs... Le site officiel de la Fête de la bière de Munich n'est pas avare de statistiques en tout genre quand il s'agit de faire la promotion de cette immense fête populaire. 

Mais il est d'autres chiffres qu'on ne fanfaronne pas: chaque année, plusieurs dizaines d'agressions sexuelles ont lieu durant l'Oktoberfest. Et ce malgré une présence policière renforcée –300 policiers déployés sur la trentaine d'hectares de la «Wiesn», comme les Bavarois appellent la grande «prairie» verte sur laquelle ont lieu les festivités– et la mise en place il y a quelques années d'une vingtaine de caméras de surveillance et de puissants projecteurs à l'extérieur des «tentes à bière», de manière à ne pas laisser de zones plongées dans l'ombre la nuit venue.

Il faut imaginer ces immenses chapiteaux bondés, quadrillés de tables et bancs, où la bière coule à flots dès 10 heures du matin, portée à bout de bras, par chopes d'un litre, par des serveuses accortes revêtues de l'habit traditionnel, au son de la musique à boire des orchestres bavarois. «Il y a certains visiteurs qui sont déjà totalement ivres à midi», explique Kristina Gottlöber, membre de l'association munichoise Imma, spécialisée dans l'aide aux jeunes filles et aux jeunes femmes.

Pour les femmes qui se rendent dans ces tentes à bière à l'ambiance surchauffée, les paroles vulgaires, les mains baladeuses, les demandes insistantes font partie intégrante de l'Oktoberfest. «Le viol est seulement la partie émergée de l'iceberg», insiste Maike Bublitz, pédagogue au Frauennotruf München. Il existe même un numéro d'urgence destiné aux femmes victimes de violences. «Il y a bien plus de violations des limites, qui vont du fait de tripoter les femmes aux abus sexuels. Il y a une vaste palette d'agressions sexuelles.»

Les représentantes des associations présentes sur les lieux estiment que, pour une plainte pour viol déposée, il y a en réalité dix à vingt viols

Ces deux associations sont présentes chaque année à l'Oktoberfest, où elles tiennent une permanence chaque soir entre 18 heures et 1 heure du matin. Le «security point» s'adresse aux femmes victimes de violences ou qui ne se sentent tout simplement pas en sécurité. Baptisée «Sichere Wiesn für Mädchen und Frauen» («prairie sûre pour les filles et les femmes»), cette initiative a été lancée en 2003. L'année précédente, treize plaintes pour viol avaient été déposées durant l'Oktoberfest, se souvient Kristina Gottlöber.

Deux plaintes pour viol déposées chaque année

Ces trois dernières années, deux plaintes pour viol ont été déposées à chaque Fête de la bière, d'après les statistiques de la police de Munich. À ces plaintes se sont ajoutées 18 plaintes pour infractions sexuelles en 2015, 10 en 2014, 14 en 2013. «Insultes à caractère sexuel, attouchements comme le fait de toucher les seins ou l'entrejambe d'une femme, agressions sexuelles...», énumère Gottfried Schlicht, porte-parole de la police de Munich, qui ne cesse de mettre ces chiffres en regard du nombre total d'infractions rapportées durant l'Oktoberfest, qui dépasse chaque année le millier, insistant sur le fait que les vols et les blessures corporelles sont bien plus répandus que les infractions sexuelles.

Le nombre d'agressions sexuelles et de viols est pourtant bien plus élevé que celui que laissent entrevoir les statistiques policières, estiment les représentantes des associations présentes sur les lieux, qui estiment que pour une plainte pour viol déposée, il y a en réalité dix à vingt viols. Beaucoup de femmes continuent à avoir honte de signaler une agression aux autorités ou sont découragées par la perspective d'une longue et douloureuse procédure judiciaire qui n'a de toute façon que très peu de chances de déboucher sur une condamnation. 

Moins d'1% des hommes coupables de viol sont, en effet, condamnés par la justice allemande, comme le rappelait il y a quelques années une campagne d'information lancée par une association féministe allemande qui réclame depuis des années une réforme du paragraphe 177 du code pénal allemand, qui jusqu'à présent ne reconnaît l'existence d'un viol que dans trois cas de figure –lorsque le rapport sexuel est obtenu par la violence, sous la menace ou lorsque la victime ne peut se défendre.

Une Américaine peut se demander si elle doit ou pas porter plainte quand elle sait qu'elle rentre le surlendemain aux États-Unis

Le fait que l'Oktoberfest attire un public international n'est aussi pas étranger à ce faible taux de plaintes déposées, indique Kristina Gottlöber:

«Ces touristes ne savent pas comment fonctionne la procédure judiciaire en Allemagne. Une Américaine peut se demander si elle doit ou pas porter plainte quand elle sait qu'elle rentre le surlendemain aux États-Unis. Doit-elle rester sur place, prendre un avocat, quels sont les coûts? Elles veulent simplement rentrer chez elles et oublier l'agression.»

Enfermées dehors

En 2015, 196 femmes se sont rendues au «security point». Le cas «classique»: elles quittent le groupe d'amis avec lequel elles se trouvent à l'intérieur d'un des chapiteaux pour aller aux toilettes ou fumer une cigarette et se retrouvent enfermées dehors à leur retour, les tentes devant régulièrement fermer leurs portes pour éviter qu'elles ne soient trop bondées. Bien souvent, elles ont laissé leur sac à l'intérieur, avec dedans leur portable, leur argent, etc. Les associations se chargent alors d'organiser leur retour à l'hôtel en toute sécurité, explique Kristina Gottlöber:

«On accompagne les femmes au métro, on peut aussi les ramener en voiture chez elles, à l'hôtel, à la gare ou si c'est nécessaire, les conduire auprès des institutions. Nous travaillons également en étroite collaboration avec une entreprise de taxis munichois, ce qui nous permet de pouvoir être sûre d'obtenir un taxi, ce qui est difficile à l'Oktoberfest en raison du grand nombre de gens. Nous avons des bons pour payer le taxi pour les femmes dont le sac se trouve à l'intérieur d'un chapiteau ou a été volé.»

Ni la police, ni les associations qui travaillent sur le terrain estiment que les violences sexuelles dont l'Oktoberfest est le théâtre chaque année sont comparables avec l'ampleur extraordinaire des harcèlements de masse qui ont eu lieu à Cologne durant la nuit du Réveillon. Mais Maike Bublitz signale que ce type de violences commises en groupes ont déjà été rapportées durant l'Oktoberfest:

«Il y a eu quelques cas où des femmes ont été encerclées par plusieurs hommes et harcelées, tripotées, touchées à l'entrejambe, comme ce qu'on a pu entendre au sujet de Cologne. Cela nous a été rapporté par des femmes au “security point

Un “Stop!” et un “Arrêtez cela!” distincts indiquent que les limites sont atteintes. Il arrive parfois qu’une situation sympa et amusante devienne désagréable

Sur la «colline de la gerbe»

Les agressions ont lieu partout, de jour comme de nuit, rapportent la police et les associations. À l'intérieur des chapiteaux, dans les toilettes, aux abords des manèges, mais surtout sur la fameuse «Kotzhügel», cette «colline de la gerbe» située en bordure des chapiteaux où les visiteurs alcoolisés au dernier degré ont pour habitude de venir vider leurs estomacs et de piquer un somme, voire les deux en même temps, comme on peut le voir sur les fameuses photos prises sur place par les visiteurs chaque année dont nous vous parlions en 2013. Une pratique consistant à déshabiller et photographier sous leur jupe les femmes ivres endormies sur place est d'ailleurs apparue ces dernières années, rapportent les associations. «Nous savons qu'il y a des hommes qui viennent exprès à l'Oktoberfest parce qu'ils pensent qu'ils auront beau jeu», explique Maike Bublitz.

Sur le site de l'action «Sichere Wiesn» sont d'ailleurs listés plusieurs conseils à l'attention des femmes, tels que:

«Fais confiance à ton intuition et n’hésite pas à dire non si quelque chose te semble désagréable. Personne n’a besoin de subir des attouchements ou de se faire draguer lourdement. Un “Stop! et un “Arrêtez cela! distincts indiquent que les limites sont atteintes. Il arrive parfois qu’une situation sympa et amusante devienne désagréable. Ici aussi, n’hésite pas à dire “Stop!

Ou encore:

«L’alcool en quantité raisonnable! Bois en quantité raisonnable pour garder la tête claire si tu bois de l’alcool. Note bien que la bière servie à l’Oktoberfest est plus forte que la bière habituelle. Commande de l’eau ou un panaché (moitié bière, moitié limonade) entre deux bières. Tu n’es pas obligée de fournir une contrepartie si quelqu’un offre la tournée.»

Culpabilisation sous-jacente des victimes

Le fait que ces règles de comportement s'adressent aux femmes, donc aux victimes potentielles, et non aux hommes, les coupables potentiels, hérisse bien des féministes. En 2013, une sociologue et une informaticienne munichoises ont lancé la campagne d'information «I frog di» («Ich frage dich», «je te demande» en dialecte bavarois) pour protester contre cette culpabilisation sous-jacente des victimes. Sur les flyers qu'elles ont distribué durant l'Oktoberfest, qui reprenait le motif traditionnel des petits cœurs en pain d'épices ornés d'un message que les visiteurs ont coutume de s'offrir durant les festivités, elle écrivaient notamment:

«Cette année encore, l'initiative “Prairie sûre pour les femmes et les filles s'engage pour l'autoprotection des femmes concernées. C'est bien et important. Mais la responsabilité d'une agression relève uniquement des agresseurs: personne n'a le droit de toucher l'autre sans sa permission, de l'approcher ou de faire quoi que ce soit que l'autre personne n'aime pas explicitement.»

Il ne faut pas penser que si quelqu'un porte un décolleté plongeant, cela signifie qu'il est permis de dépasser les bornes

Brigit Treml

Suite à cette action, une campagne de prévention s'adressant spécifiquement aux visiteurs masculins de l'Oktoberfest, baptisée «Wiesn Gentlemen», a été lancée par l'association munichoise Condrobs. Elle consiste essentiellement à rappeler sur un ton distrayant quelques règles de savoir-vivre à respecter sur place, telles que «il prend ses distances quand elle dit «non»», «il n'utilise pas la situation quand elle est soûle», «il aide dans les situations difficiles» et «il ne jette pas de chope par terre». «Nous voulons demander à tous ceux qui se rendent à la Fête de la bière, en particulier les hommes, de faire la fête de manière calme, d'être respectueux vis-à-vis des autres et en particulier des femmes. Il ne faut pas penser que si quelqu'un porte un décolleté plongeant, cela signifie qu'il est permis de dépasser les bornes», insiste Brigit Treml, vice-présidente de l'association.

«Mon costume n'est pas une invitation»

L'Oktoberfest n'est d'ailleurs pas la seule grande fête populaire allemande où des agressions sexuelles ont lieu de manière récurrente. Cologne, justement, accueille chaque année au début du mois de février un des plus grands défilés costumés au monde, qui attire chaque année 1,5 million de visiteur. La maire de la capitale rhénane, Henriette Reker, a d'ailleurs annoncé quelques jours après la fameuse nuit où des centaines de femmes ont été agressées qu'un important dispositif policier allait être déployé cette année pour assurer la sécurité des femmes durant le carnaval de Cologne. 

Les agressions sexuelles y sont pourtant légion depuis des années. En 2014, des féministes ont d'ailleurs lancé un tumblr baptisé «KonsensKarneval» listant et dénonçant les consignes diffusées à l'attention des femmes par les différentes municipalités et commissariats allemands à l'occasion du carnaval. Leur slogan:

«Mon costume n'est pas une invitation.»

 
En Allemagne, les Russes font d'un viol présumé une affaire d'Etat PDF Imprimer Envoyer
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Mercredi, 27 Janvier 2016 15:09

- Allemagne : paranoïa croissante au sujet des migrants

http://ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/index.php?option=com_content&view=article&id=1946:apres-cologne-un-fait-divers-ravive-les-tensions-autour-des-refugies-en-allemagne&catid=15:actualites&Itemid=150

http://ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/index.php?option=com_content&view=article&id=1945:les-agressions-du-nouvel-an-pourraient-avoir-touche-beaucoup-plus-largement-lallemagne&catid=15:actualites&Itemid=150

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http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/en-allemagne-les-russes-font-d-un-viol-presume-une-affaire-d-etat_1757785.html

Des Russes-Allemands manifestent à Berlin pour protester contre les agressions sexuelles par des migrants, le 23 janvier 2016.

REUTERS/Hannibal Hanschke

La justice allemande enquête sur la disparition d'une jeune fille russe-allemande de 13 ans. La piste du viol par des migrants a été officiellement abandonnées. Mais la Russie accuse Berlin de dissimuler des informations, et des Russes ont manifesté pour réclamer la vérité.

La justice berlinoise a annoncé mardi enquêter sur l'enlèvement d'une mineure germano-russe de 13 ans, dont la famille affirme qu'elle a été violée par des migrants. La jeune fille, identifiée comme Lisa F, a disparu pendant 30 heures. Mais la police allemande indique qu'il n'y a pas eu viol. L'affaire a pris un tour politique lorsque le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a accusé mardi la police allemande d'avoir "très longtemps dissimulé" des informations. 

La parole de la police contre celle de la famille

Les autorités judiciaires berlinoises ont indiqué qu'une enquête pour détournement de mineur de moins de 16 ans. Les rapports sexuels qu'a eus Lisa étaient néanmoins "consentis" et cette dernière avait déjà par le passé agi de la sorte, selon un porte-parole du parquet berlinois, cité dans le quotidien Berliner Zeitung. "Clairement, elle est tombée sur de mauvaises fréquentations", a dit ce responsable, Martin Steltner. L'agence allemande DPA a fait état de deux suspects. 

Selon plusieurs médias allemands, l'adolescente avait raconté dans un premier temps avoir été enlevée le 11 janvier à Berlin par trois hommes de type "méditerranéen" s'exprimant dans un mauvais allemand, qui l'auraient emmenée dans un appartement où elle aurait été battue et violée. Elle serait par la suite revenue sur ses propos. La police berlinoise avait souligné la semaine dernière qu'elle n'avait "été victime d'aucun ravisseur" et que l'enquête avait établi qu'elle "n'avait pas non plus été violée". 

Médias russes et extrême-droite allemande alliés contre les migrants

La famille de l'adolescente accuse pour sa part les policiers de l'avoir manipulée pour qu'elle revienne sur ses accusations de viol. Cette dernière version a été largement relayée par plusieurs médias russes, et par l'extrême droite allemande, en particulier le parti néo-nazi NPD, pour s'attaquer aux réfugiés qu'elle surnomme dans ses manifestations "Rapefugees", rape signifiant viol en anglais. 

Le week-end passé, plusieurs centaines de Germano-Russes ont aussi manifesté dans plusieurs villes d'Allemagne, selon l'agence allemande DPA. 

De l'affaire de viol à l'affaire d'Etat

"Nous travaillons en ce moment avec son avocat, il travaille avec la famille, avec notre ambassade. Il est clair que la jeune fille n'a absolument pas disparu de son plein gré pendant 30 heures", a encore dit Sergueï Lavrov. "Il faut que la vérité et la justice l'emportent", a-t-il martelé. Contacté par l'AFP, le ministère allemand des Affaires étrangères n'a pas souhaité réagir à ces propos. 

L'affaire est d'autant plus sensible que l'Allemagne a été choquée par les évènements de la nuit du Nouvel an à Cologne, marquée par plusieurs centaines d'agressions sexuelles, attribuées à des migrants par la police, qui a tardé à agir et à communiquer. Elle s'inscrit aussi dans un contexte d'inquiétude grandissante face à la capacité du gouvernement à tenir sa promesse de réduire l'afflux de migrants après une année 2015 record marquée par l'arrivée de 1,1 million de demandeurs d'asile. 

 
Allemagne : paranoïa croissante au sujet des migrants PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Mercredi, 27 Janvier 2016 15:01
Par
http://www.liberation.fr/planete/2016/01/26/allemagne-paranoia-croissante-au-sujet-des-migrants_1429056



Une affiche rappelle les règles de comportement, dans une piscine publique à Munich. Photo Sven Hoppe. AFP


Depuis les événements de Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) – près de 1 000 femmes et jeunes filles agressées par des migrants pour la plupart Marocains ou Algériens pendant la nuit de la Saint-Sylvestre – le débat frise l’hystérie en Allemagne. Plusieurs municipalités en arrivent à des mesures radicales. A Bornheim, dans la même région, les autorités communales ont décidé la fermeture temporaire de la piscine aux hommes, migrants, de plus de 18 ans, après les plaintes de plusieurs femmes pour harcèlement. L’interdiction – suivie d’un intense débat – a entre-temps été levée. «Nous avons voulu montrer que les droits des femmes sont intangibles», explique le porte-parole de la municipalité.

A Hermeskeil, en Rhénanie-Palatinat, seuls «les réfugiés qui ont compris le règlement» sont admis dans la piscine locale. A Burg, en Saxe-Anhalt, le maire SPD (Parti social-démocrate) a demandé aux employés de la piscine municipale d’appeler la police pour le moindre écart aux règles de bonne conduite envers les nageuses. En Bavière, plusieurs établissements affichent désormais leur règlement interne en allemand et en arabe, rappelant notamment l’interdiction de tripoter visiteuses ou maître-nageuses : «Les femmes doivent être respectées, quel que soit leur vêtement de bain», précise désormais en plusieurs langues et à l’aide de dessins pour les analphabètes le règlement interne de toutes les piscines de Munich.

«Ligne dure»

A Fribourg (Bade-Wurtemberg), ville étudiante réputée pour sa tolérance, fief des écologistes (Bündnis 90-Die Grünen, Alliance 90-les Verts) depuis des décennies, des immigrés se plaignent de ne plus pouvoir mettre les pieds dans les discothèques. Un mail a finalement mis le feu aux poudres. Les responsables du White Rabbit, une discothèque autogérée, y envisagent de fermer la porte de leur établissement aux migrants. Ce mail interne – parvenu de façon obscure aux mains du parti populiste AfD (Alternative für Deutschland, Alternative pour l’Allemagne) en pleine campagne électorale en vue des régionales – évoque une recrudescence des vols et des cas de harcèlement «jusque dans les toilettes des femmes». Le maire de la ville, le Vert Dieter Salomon, exige «une ligne dure de la part de la police» et recommande la distribution de prospectus multilingues pour expliquer aux nouveaux venus le b.a.-ba d’un comportement civil. «Nous n’y arrivons pas», répète pour sa part Boris Palmer, le maire écolo de la ville voisine de Tübingen, plagiant le «nous y arriverons» d’Angela Merkel.

La question des migrants prend des allures de casse-tête pour les Grünen. A quelques semaines des régionales de la mi-mars, la priorité de la direction du parti est la réélection de Winfried Kretschmann, le seul ministre-président Vert d’un land allemand, dans le Bade-Wurtemberg. Du coup, les écologistes, engagés aux côtés des féministes mais aussi des migrants depuis la première heure, semblent paralysés et pris de mutisme. Juste après les agressions, la direction du parti avait un temps évité de mentionner la nationalité des agresseurs et certains, parmi le mouvement des Jeunes Verts, appelaient en interne à la démission de Boris Palmer. Mais les femmes du parti relèvent la tête, réclamant désormais un débat ouvert. «Nous, les Verts, nous devons nous attaquer sans tabous aux traditions et aux comportements sexistes, aux structures patriarcales et violentes», résume une militante, qui admet ne plus pouvoir condamner comme avant la fermeture d’une piscine ou d’une discothèque aux migrants.

Nathalie Versieux Correspondante à Berlin

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Actualités
Mardi, 26 Janvier 2016 16:27

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